orbite

 

« Moam et Ysalis sont deux jeunes adolescents qui vivent dans un petit coin reculé de la Bretagne. 
Les Grandes vacances sont là, et l’été qui s’annonce promet d’être chaud. Pourtant, tout comme les habitants de la ville de Quimper, ils vont être témoin d’un phénomène surnaturel des plus étranges. Avec la contribution d’Adamé, ils seront contraints et forcés de prendre part à une extraordinaire aventure, qui les conduira dans un monde où les dragons ne sont pas une légende. 

Ysalis se serait bien contenté de flâner dans les somptueuses forêts magiques, ou encore de batifoler avec Moam dans les eaux cristallines tempérées, mais voilà, une autre réalité sur Naarvalda, plus sombre, plus froide, plus sournoise les attend. Une intrigante machination va les obliger à affronter des créatures pires que dans leurs cauchemars. Jusqu’où seront-ils prêts à aller pour l’Orbitaorlus ? »

 

L’avis de Telesia:

Je me suis lancée dans ce roman de Ghislain Fernandez après avoir rencontré l’auteur qui, bien sûr, m’a vendu l’exemplaire dédicacé. Attirée par la quatrième de couverture, et intriguée par cet auteur breton, le tout paraissait prometteur.

L’écriture de G. Fernandez est simple, dépourvue de syntaxe trop savante et de descriptions trop ambitieuses. En fait, les descriptions sont même inexistantes. Bien sûr, on se rend compte que l’oeuvre est destinée à un public très jeune, et non à des lecteurs confirmés. Aussi se retrouve-t-on plongés dans un monde magique dont rêve tout enfant en quête d’aventure.

Les personnages principaux, Moam et Ysalis, sont très jeunes. On peut donc s’attendre à ce que leurs réactions soient en accord avec leur âge. Leur parler, aussi. Et pourtant, mis à part l’héroïsme de Moam, qui paraît raisonnable, le frère et la soeur ne font certes pas leur âge. Que ce soit dans leurs raisonnements ou dans leurs tiques de langage, Ghislain Fernandez fait de leur comportement une incohérence manifeste.

A l’inverse, Adamé, l’adulte au parcours valorisant que l’on aurait tendance à respecter, se comporte tout du long comme un enfant pleurnichard et sans force mentale. On n’en attend pourtant beaucoup plus d’un ancien membre des forces spéciales…

Outre ces détails qui ne gênent que les plus méticuleux, la plume de Fernandez n’en est pas plus agréable. Enfantine, très légère, trop soutenue dans les dialogues, ou parfois, à l’inverse, trop immature, il est difficile d’accrocher au roman. L’enchainement d’actions sans grand intérêt amène la comparaison suivante: lire L’orbitaorlus, c’est comme se poser devant un dessin-animé pour jeune enfant. Distraction, détente, pour qui apprécie; ennui pour certains; amertume pour les esprits critiques.

Finalement, ç’aura été une lecture terminée avec soulagement, et certainement sans suite. Recommandable aux jeunes lecteurs, la plume fait penser à celle d’un adolescent dans ses premiers écrits, avec un scénario basique et un rendu très peu original.

 

10/20

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