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« Pendant la guerre, les parents d’un petit garçon de six ans éloignent leur fils de Varsovie car le père risque d’être emprisonné pour ses activités antinazies. Ils croient ainsi lui donner des chances de survivre à l’abri de la violence en le confiant à une vieille femme, Marta, qui vit dans une des régions la plus reculée de la Pologne de l’Est, la plus pauvre et la plus primitive d’Europe centrale. Mais Marta meurt deux mois après l’arrivée du petit garçon et celui-ci dépend désormais de la bonne volonté des villageois et des paysans. Oui, mais voilà, la population a le teint clair, les cheveux blonds et les yeux bleus. L’enfant, lui, avec ses cheveux et ses yeux noirs est pris pour un juif ou un bohémien, deux races particulièrement haïes par cette population catholique (les juifs ont persécuté le Christ et méritent leurs souffrances) et superstitieuse, arriérée, qui croit que les yeux noirs sont capables de transmettre les infirmités, la peste et la mort. D’autre part, les allemands punissent la population qui aurait l’audace d’abriter un juif. Le gamin va subir tous les sévices, les violences et perversions de ces brutes humaines. Il ne devra sa survie qu’à sa chance et à sa débrouillardise. Pendant quatre ans il ne reverra pas ses parents et ira, comme des milliers d’autres enfants dans son cas, jusqu’au bout de l’Enfer.« 

 

L’avis de Telesia:

Je vous aurais volontiers présenté le jeune garçon que nous accompagnons tout au long de ces années de calvaires, mais nous n’avons que très peu d’informations. Il nous narre les horreurs qu’il traverse avec un langage quelque peu enfantin, ce qui s’accorde parfaitement avec le rôle.

Alors que nous suivons son évolution dans un monde en guerre plus que cruel, nous sommes bien souvents confrontés à des scènes d’une violence inouïe…

Cet aspect du récit en rend certains sceptiques et engage un mouvement de recul vis à vis du bouquins chez plusieurs lecteurs. La réaction est compréhensible, mais néanmoins, ces éléments ont augmenté chez moi la fascination que j’éprouvais face à ma lecture. Pas que je sois insensible, bien au contraire! Mais j’ai développé une certaine admiration pour ce petit garçon qui, bien qu’il ne fit globalement que subir, était toujours là, en vie, avançant.

L’oeuvre est très dure et change une personne. Elle mérite d’être lue et étudiée, mais je la déconseille fortement aux lecteurs sensibles. Armez vous de courage avant de l’aborder.

Somme toute le livre est très bon, et mérite d’après moi une note de 18/20.

 

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